Jacques raconte

Episode no 1

Effet déclencheur

Dans le courant du mois d’août 1978, Claudine Baudois et Brigitte Wider, toutes deux jeunes mamans, se sont rencontrées dans le quartier d’Arruffens à Romont lors d’une promenade avec leur bébé (Nicole et Céline). Après avoir fait connaissance, elles ont notamment discuté au sujet des activités de leurs maris. Jacques Baudois était plutôt un adepte du vélo et Marcel Wider de la course à pied. Sur le plan professionnel, provenant de Fribourg, Marcel (24 ans) exerçait, à l’époque, la fonction de gendarme nouvellement rattaché au poste de gendarmerie de Romont et Jacques (25 ans) venait d’être promu inspecteur de sinistres auprès d’une compagnie d’assurances.

Avant de se quitter, Claudine et Brigitte ont comploté pour organiser une rencontre entre leurs maris pour une sortie à vélo du fait que Marcel venait de vendre le vélomoteur de son épouse pour s’acheter un vélo de course. Cette précision aura toute son importance : Jacques et Claudine occupaient l’appartement au troisième étage de la Condémine 3 et Marcel et Brigitte celui du premier étage de la Condémine 1.

Rte de la Condémine 1 et 3

Episode no 2

Premier défi

Le 15 août 1978, Jacques et Marcel, deux immigrés ayant trouvé refuge dans la banlieue romontoise, avec la complicité de leurs épouses, se sont donné rendez-vous devant l’immeuble de la Condémine,  pour une balade à vélo.  Cette sortie a constitué le premier ciment d’une sincère et longue amitié.

Au fil des kilomètres direction la Gruyère, Jacques et Marcel firent connaissance et échangèrent sur le vélo et la course à pied. Il faut dire qu’à cette époque, courir en était à ses balbutiements et constituait le seul objectif pour les adeptes, quasiment que des hommes, qui se préparaient pour la course commémorative de Morat-Fribourg.

Rejoints par leurs familles, la discussion s’est poursuivie lors du pique-nique dans le Gibloux et chacun a transmis à l’autre sa passion. A l’époque, la course à pied était pratiquée par des adeptes de la fameuse course Morat-Fribourg qui constituait un événement incontournable non seulement en terre fribourgeoise mais dans toute la Suisse. A la fin de la journée s’est dessiné un défi pour Jacques, celui de participer le 1eroctobre 1978 à son premier Morat-Fribourg. Immédiatement, Jacques et Marcel se donnèrent rendez-vous deux jours plus tard, soit le 17 août 1978, pour un premier entraînement : c’était le début de la préparation du 45ème Morat-Fribourg.

Pour Jacques, un ancien fumeur, après avoir parcouru quelques centaines de mètres, ce fut rapidement le calvaire avec une respiration désordonnée et surtout des jambes qui perdaient toute leur souplesse. Ce premier entraînement ne constitua pas une partie de plaisir mais donna suite à d’autres sorties toujours plus longues ; ceci à raison de deux séances par semaine jusqu’au grand jour.

Au matin du 1er octobre 1978, Jacques, qui ne cachait pas son appréhension de voir autant de coureurs, et Marcel, qui avait déjà participé à cette course, ont pris le départ ensemble pour effectuer, côte à côte, les 17,350 km séparant Morat de Fribourg en 1h 18’ 07’’ pour l’un et 1h 18’ 23’’ pour l’autre; ce qui constituait un excellent temps, surtout pour Jacques qui n’avait qu’un mois et demi d’entraînement. Ces exploits ne sont pas restés sans suite.

Jacques Baudois et Marcel Wider

Episode no 3

L’effet de contagion

Fascinés d’avoir participé à cette course incroyable, remportée par Markus Ryffel et Marijke Moser, dont l’arrivée avait été jugée à la rue St-Pierre depuis 1977 (jusqu’en 1995), Jacques et Marcel se sont donnés rendez-vous la semaine suivante pour un entraînement de récupération ; histoire de revivre cet événement fabuleux qu’ils ont vécu ensemble, un peu dans la douleur que l’euphorie a vite dissipée.

Rapidement, les séances d’entraînement se succédèrent, parfois le lundi, parfois le mardi et nos deux compères partaient chaque fois de la place de parc de la Condémine pour s’évader tout d’abord dans le quartier d’Arruffens puis dans les alentours de Romont. A l’issue de chaque sortie qui se terminait par une petite séance de récupération, Jacques et Marcel intriguaient quelques voisins, en particulier  Jean-Claude Rossier, Jean-Marie Currat et Albert Pochon (ami d’enfance). Ces voisins de palier, aux horizons divers, avaient déjà fraternisé avec Jacques depuis quelques années, notamment pour peller la neige en hiver ou encore taper dans le ballon sur la pelouse devant l’immeuble à la bonne saison.

De fil en aiguille, Jean-Claude, Jean-Marie et Albert se laissèrent convaincre de rejoindre les deux coureurs chaque semaine pour une séance d’entraînement. Dès la fin octobre 1978, chaque lundi soir, le petit peloton partait de l’immeuble pour une bonne heure d’entraînement dans le quartier d’Arruffens, sur le terrain herbeux de la Condémine durant l’hiver (pour préparer les cross) ou ailleurs. Au fil des sorties, les cinq coureurs se lièrent d’amitié et se fixèrent un objectif proposé par Jacques ; celui de participer au Cross d’Estavayer-le-Lac du 28 janvier 1979, organisé par le Sporting Club Broyard.

L’équipe s’agrandit !

Episode no 4

Premier contact avec la compétition

Le Cross d’Estavayer-le-Lac était, à l’époque, un rendez-vous important des coureurs à pied en guise de préparation de la nouvelle saison. Le parcours, composé d’une boucle à franchir à plusieurs reprises, était tracé dans une zone herbeuse, quelque peu boueuse, en périphérie de la ville, à l’ouest de la ligne de chemin de fer, au lieu-dit chemin des Marais.

Dimanche 28 janvier 1979, en fin de matinée, Jean-Claude, Jean-Marie et Jacques quittèrent Romont pour la cité de la Rose alors que le temps est froid et humide (Marcel absent pour des raisons professionnelles). Après un petit échauffement sur ce parcours particulièrement lourd, les coureurs romontois se joignirent au peloton constitué d’une centaine de coureurs. A peine le départ donné, après quelques dizaines de mètres, Jean-Claude, qui semblait ne pas pouvoir suivre le rythme effréné dicté par le peloton, se retourna et constata que seul Jean-Marie fermait la marche. Alors que Jacques parvint à terminer la course dans le peloton des poursuivants, Jean-Claude et Jean-Marie s’armèrent de courage pour terminer la course. Exténué, Jean-Claude se déroba après avoir effectué quelques tours tandis que Jean-Marie, à l’agonie couvert de boue, termina son calvaire en solitaire. Nous pouvions lire sur leurs lèvres : plus jamais ça ! Comble de malheur : ces vaillants coureurs n’eurent pas l’honneur de figurer dans la liste du classement…

Pour couronner cette première sortie officielle de la mini-équipe romontoise, nos valeureux coureurs reçurent de l’organisateur, en guise de récompense, une « tête de choco » (à l’époque « tête de nègre »). L’histoire ne dit pas si la mousse onctueuse et légère de ce produit Villars dégageait une certaine amertume !

Cette première (més)aventure vers les courses pédestres n’a pas refroidi les ardeurs des coureurs de la Condémine. Ils poursuivirent la pratique de la course à pied en participant fidèlement aux entraînements en vue de la première édition de la Kerzerslauf (15 km) du 10 mars 1979.

Pourquoi ne pas reprendre, à la lettre, le commentaire du livre d’or rédigé après la course :

Après un sérieux apprentissage, un certain 28 janvier 1979, la petite équipe de coureurs à pied emmenée par Jacques est Marcel n’a pas désespéré. Elle s’est présentée au départ d’une course de 15 km à Chiètres le 10 mars où  le sourire plus ou moins forcé d’avant le départ ne s’est pas à nouveau manifesté jusqu’au passage de la ligne d’arrivée qui fut franchie par Jacques, Marcel, Jean-Claude et Jean-Marie. Quant à Albert, pour cette première, il fut l’auteur de cette belle image.

Les jours, les semaines, les mois s’écoulèrent, les entraînements se multiplièrent et le niveau de chacun prit le chemin de la progression et du plaisir de courir. Un petit noyau d’adeptes de la course à pied prend forme : l’équipe de Romont naquit dans la bonne ambiance, la camaraderie et une amitié sincère. 

De la fierté sur la ligne !
Albert Pochon

Episode no 5

Après un printemps 1979 en apprentissage, voici l’automne décisif

Dopés par les performances de la Kerzerslauf, les entraînements ont redoublé d’intensité et sous l’impulsion de Jacques, la délégation romontoise, au complet, se présenta au départ de la Course pédestre populaire du Chalet-à-Gobet, longue de 18 km, du 28 avril 1979. Noyés dans un peloton de 230 athlètes, y compris une douzaine de dames, nos 5 coureurs découvrirent un parcours assez accidenté en partie en forêt en direction de Froideville, Cugy, Planches avant de revenir sur la grande place de parc où était érigée l’enceinte du départ/arrivée. L’après-course permit à chacun de se motiver pour la suite de la saison (Jacques 1h11’28’’, Marcel 1h16’10’’, Jean-Claude 1h19’43’’, Jean-Marie 1h34’05’’ et Albert 1h37’36’’).

Le 24 mai 1979, l’équipe romontoise prit le départ de la Course des 3 Ponts à Broc en franchissant la ligne d’arrivée dans le même ordre, sauf qu’Albert se hissa devant Jean-Marie à 3 secondes. Cette magnifique course (déjà à l’époque) permit à Thérèse Godel et Gisela Wattendorf de s’imposer dans la catégorie des dames. Après la course, toute l’équipe profita du beau temps pour prendre un pique-nique bien mérité avec leurs familles accourues en spectateurs.

Durant l’automne 1979, avec courage mais autant de plaisir, les cinq pionniers allèrent avec beaucoup de réussite et de satisfaction se présenter au départ de nombreuses courses ici et là. Jacques et Marcel terminèrent  aux 92 et 128 ème rangs du Trophée des Paccots (330 classés) du 2 septembre avant de récidiver au 58ème Tour de Lausanne le 23 septembre avec Albert et Jean-Marie qui profitèrent, grâce à un balisage déficient, d’écourter leur pensum de quelques hectomètres.

Dimanche 7 octobre 1979, ce fut le verdict d’une saison bien chargée avec la participation à la Course commémorative de Morat-Fribourg. Si Jacques et Marcel avait déjà vécu cette expérience l’année précédente, Jean-Claude, Jean-Marie et Albert vécurent leur première aventure sur ce parcours très exigeant de la plus ancienne et la plus importante course pédestre de l’époque. Côté résultat, grande satisfaction avec Jacques en 1h09’56’’, Marcel en 1h10’49’’, Jean-Claude en 1h22’22’’, Albert en 1h34’01’’ et Jean-Marie en 1h35’04’’.

L’après-course fut couronnée d’un excellent repas préparé par les parents de Brigitte Wider à Bourguillon, moment très convivial qui permit de revivre mais surtout de fêter cette formidable aventure dans l’euphorie.

À peine remis de toutes ces émotions, les cinq amis de la course à pied participèrent à la 2ème Course Payerne-Romont (17 km et 350 m dénivellation) pour améliorer les performances de Morat-Fribourg et surtout vivre une arrivée en cité romontoise dans l’ordre suivant : Jacques 1h08’25’’, Marcel 1h12’22’’, Jean-Claude 1h20’32’’, Albert 1h30’05’’ et Jean-Marie 1h32’44’’.

La fin de la saison permit aux mousquetaires de se joindre au peloton du 3ème Trophée de la Vallée du Flon le 4 novembre et à celui de la 4ème édition de la  Corrida Bulloise du 24 novembre en respectant les ordres d’arrivées pour terminer l’année le 7 décembre à la 3ème édition A Travers Payerne.

Episode no 6

Naissance du Club Athlétique Condémina (CAC)

Premier Logo du CAC Romont

Durant l’automne 1979, les coureurs de la Condémine participèrent à diverses courses régionales qui laissèrent des souvenirs mémorables. Albert et Jean-Marie se souviendront encore longtemps d’avoir risqué un raccourci A Travers Lausanne, Jean-Claude marqua sa présence par ses grandes chaussettes rouges jusqu’à hauteur des genoux, Marcel pour sa nomination officieuse de « gendarme à mi-temps en raison de ses activités sportives intensives et Jacques pour avoir eu les jambes coupées après avoir franchi le premier tour A Travers Payerne en tête du peloton.

A l’issue d’une saison chargée, les compères, toujours assidus aux entraînements, eurent droit à un trait de caractère :

Marcel : caractère d’acier à l’entraînement, Poulidor du classement CAC, Marcel fut l’un des pionniers de l’ère avant CAC. Il communique la fièvre au fil des mois, autour de lui.

Marcel

Albert : caractère discret, il doit parfois illustrer effort avec un grand E pour parvenir à l’accomplissement de l’objectif CAC.

Albert

Jean-Claude : caractère généreux et ambitieux, Jean-Claude a qualité de membre assidu malgré ses tâches professionnelles relativement lourdes.

Jean-Claude

Jean-Marie : caractère charmeur pour ces dames ou plus justement le bonheur de ces dames, il est l’athlète « le bien-aimé » du CAC.

Jean-Marie

Jacques : caractère soucieux, actuel leader du classement CAC, Jacques sut convaincre son entourage à son sport favori pour les rassembler sous le sigle CAC.

Jacques

L’amitié, la complicité, la convivialité s’emparèrent des amis de la Condémine contaminés par le virus de la course à pied. Sur convocation de Jacques, le team complété par l’arrivée de Gérard Chammartin, se réunit le samedi 1er mars 1980 à 19.30 heures au domicile de Jean-Marie en assemblée constitutive du CAC (Club Athlétique Condémina). Le projet de statuts préparé par Jacques fut acclamé, les cotisations fixées à CHF 20.00 pour les membres fondateurs et à CHF 50.00 pour les nouveaux membres et le comité se constitua avec Jacques à la présidence, Jean-Marie au secrétariat et à la caisse et Marcel à la responsabilité technique.

Les fondateurs

Après l’assemblée, tous les membres fondateurs rejoignirent leurs épouses chez Marcel et Brigitte qui avaient préparé un buffet froid ainsi qu’un magnifique gâteau avec décoration de circonstance pour fêter dignement la naissance du Club Athlétique Condémina Romont (CAC Romont).

Episode no 7

Première sortie à vélo

Fiers d’avoir fondé leur club, les athlètes de la Condémine retournèrent à Chiètres le 22 mars 1980 pour participer à la 2ème Kerzerslauf dans un imposant peloton de 675 participants. Cette course qui connut un succès grandissant fut remportée par une légende de la course à pied : Albrecht Moser en 40’20’’, devant Toni Funk à 11 secondes. Chez les dames, la victoire sourit à Ingrid Graf en 59’25’’. Côté CAC Romont, Jacques occupa  le 118ème rang en 57’59’’, Marcel le 163ème en 1h 00’00’’, Jean-Claude (Rossier) le 332ème rang en 1h 06’57’’, Albert (Pochon) le 504ème rang en 1h 15’46’’ et Jean-Marie (Currat) le 558ème rang en 1h 20’10’’. Après la course, toute l’équipe se donna rendez-vous au restaurant de la Gare à Domdidier (exploité par Félix,  oncle de Marcel) pour partager un repas de convivialité ; ce qui deviendra une tradition durant de nombreuses années.

Jacques et Marcel poursuivirent leur mano à mano en participant tout d’abord  à la Course pédestre populaire du Chalet-à-Gobet du 27 avril 1980 (18 km) en se classant respectivement au 37ème rang (1h 10’26’’) et 59ème rang (1h 12’40’’), suivis d’Albert en 1h 30’33’’ et Jean-Marie en 1h 36’50’’.

Le week-end suivant, les deux compères participèrent à leur première course de montagne, Montreux – Les Paccots, sur une distance de 18,5 km, avec 650 m de dénivellation. Sur 276 participants, Jacques obtint le 68ème rang avec 1h 19’27’’ et Marcel le 70ème rang avec 1h 19’33’’. A noter que les trois premières places furent occupées par Max Little (Australie) en 1h 02’38’’, Anton Gorbunow (Allemagne) en 1h 04’30’’ et Daniel Maxsom (Angleterre) en 1h 04’39’’. Il est vrai qu’à l’époque, les courses pédestres organisées en Suisse, en particulier les courses de montagne, étaient très convoitées par les étrangers.

Durant la première moitié de l’année 1980, les athlètes du CAC ont connu des fortunes diverses à la 6ème Course des 3 Ponts du 15 mai, au 5’000 m sur piste au stade de Bouleyres le 23 mai, à la 20ème Waldlauf Bern – Bethlehem du 31 mai ou encore à la Course sur route de Belfaux du 22 juin.

Dans sa deuxième séance du 26 mai 1980, le comité, composé de Jacques (président), Marcel (organisation externe) et Jean-Marie (secrétaire-caissier), décida d’organiser une sortie à vélo fixée au 5 juillet 1980, en souhaitant qu’elle puisse avoir lieu chaque année. Dans le procès-verbal, il est mentionné notamment :

  • le but de la course doit rester secret ;
  • le départ aura lieu devant l’immeuble de la Condémine 3 à 08.30 heures précises ;
  • la tenue sera, si possible, celle d’un coureur cycliste ;
  • 25 km sont à parcourir avec décontraction ;
  • course chronométrée « contre la montre »  d’environ 5 km avec départ et arrivée au même endroit ;
  • ensuite 10 km sont à parcourir en peloton ;
  • 2 km comptant pour le grand-prix de la montagne devront être accomplis par nos vaillants cyclistes ;
  • à l’arrivée, on déposera les bécanes et l’on participera à un jeu et ceci, sans que la montre ne s’arrête ;
  • enfin, lorsque les esprits se seront quelque peu calmés, une épreuve athlétique dite de rattrapage sera organisée.
  • Le classement final sera établi de la manière suivante : temps course contre la montre + temps grand-prix de la montagne + ou – bonification suivant le classement de l’épreuve spéciale

Les organisateurs Jacques et Marcel remirent le challenge (channe en étain à gagner définitivement après 3 victoires) à Jean-Marie Chollet qui remporta cette première édition devant Gérard Chammartin et Jean-Marie Currat.

Cette première sortie permit aux fondateurs du club de passer un moment de détente très apprécié avec leurs familles au cours d’un pique-nique sur les hauteurs des Sciernes d’Albeuve. Cette journée permit aussi au nouveau venu, Louis Geniat (qui nous a quitté l’année dernière) de s’intégrer dans le club et à tous les actifs de présenter le premier maillot  blanc du CAC avec logo, sponsorisé par Benoît Sport Romont, magasin d’articles de sport qui a disparu il y a longtemps. Cet équipement marqua un moment très important de la vie du club puisqu’il symbolisa l’appartenance à une équipe de coureurs à pied qui cultiva la pratique de ce sport dans l’amitié tout en privilégiant l’harmonie du sport avec l’environnement social.

Episode no 8

A suivre…….